Malavita

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« Une famille d’Américains s’installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain et prépare un livre sur le Débarquement. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative et se surpasse dans la préparation des barbecues. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous. Une famille apparemment comme les autres, en somme. Une chose est sûre, s’ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner… »

Encore une histoire de mafia ! Bah oui, mais j’aime bien ! Alors du coup quand on me propose de lire Malavita et qu’on me dit que ça parle d’une famille de mafieux qui s’installe en Normandie, j’accepte tout de suite la proposition. J’avoue avoir été un peu sceptique au début. Je venais de lire Le Parrain quand même ! Le plus grand chef d’oeuvre de tous les temps ! Et puis, finalement je l’ai lu sans arrière pensée et ça m’a bien plu. Dès les premières lignes, on voit que ce n’est pas une famille de mafieux normal. Elle est drôle, et pourtant si triste… Benacquista mélange l’humour, la nostalgie, la tristesse et la violence.

Ce roman raconte l’histoire d’une famille américaine obligée de s’installer en France dans le cadre d’un programme de protection des témoins du FBI. Le père, Fred Blake qui s’appelle en réalité Giovanni Manzoni, a dû fuir son pays après avoir fait tomber la plupart des gros bonnets de la Cosa Nostra. Toute la famille Manzoni se retrouve alors en Normandie.

Les personnages sont très attachants. J’aurai tout de même aimer que l’auteur s’attarde un peu plus sur les enfants de la famille. On sent que cette famille est triste. Les Blake n’arrivent pas à faire le deuil de leur vie passée. Ils sont nostalgiques et partout où ils passent, ils ne peuvent s’empêcher d’agir en mafieux. Le personnage principal, le père, est le plus touché par cet exil forcé. Il se décide alors à écrire ses mémoires et à se faire passer auprès de ses voisins pour un écrivain. Cela ne l’empêche pas de casser les bras d’un plombier qui essaye de l’arnaquer, sous les yeux des agents du FBI qui sont chargés de surveiller la famille. Néanmoins, leur séjour ne va pas se dérouler comme il l’avait prévu. Evidemment, la Casa Nostra les retrouve…

Et c’est là que ça bloque ! C’est un petit peu trop tiré par les cheveux pour moi ! Warren, le fils, a écrit un article pour le journal de l’école… Le journal se retrouve dans les mains d’un homme d’affaire qui s’envole pour l’Asie… Puis, dans les mains d’un Américain qui rentre au pays… Ensuite, c’est le mec chargé des poubelles de l’aéroport qui tombe sur le journal… Il s’en sert pour caché un magazine porno… Il va voir son pote qui va envoyer un colis à son tonton en prison et il se sert du journal pour protéger son cadeau… Forcément, son tonton c’est le pote du patron de la mafia emprisonné à cause de Manzoni… Et le mafieux lit l’article de Warren où il voit un jeu de mot qu’il a inventé… Moi je suis désolé, ça a dû mal à passer ! Je veux bien que l’histoire soit un peu farfelu, drôle et légère, faut quand même pas abusé… Deuxième point un peu étrange, les mafieux à la fin qui arrivent à prendre en otage toute la ville… Situation totalement improbable, mais ça j’ai bien aimé ! C’est très drôle de voir les meilleurs tueurs de la mafia en tenue de touriste américain traditionnel (chemise à fleur et bermuda) !

Enfin bref ! C’est un bon petit roman qui se lit bien. Il est très plaisant à lire. On apprécie la profondeur des personnages, les clichés dont l’auteur se joue. On se croirait vraiment en Normandie ! Je me demande bien comment Luc Besson va pouvoir adapter ce livre en film.

NOTE : 7/10

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