Peter Pan

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« Peter Pan enlève Wendy et ses frères. Il les conduit au Pays Imaginaire où il règne en maître sur les enfants abandonnés. La lutte contre le Capitaine Crochet est sans merci. La jalousie de la fée Clochette est sans pitié pour Wendy… Et le dévouement de Wendy pour les enfants sans mère est sans limite.  »

Qui a dit que les contes c’étaient pour les enfants ?! Peter Pan, pour moi à la base, c’est le gamin du dessin animé de Disney… C’est un univers merveilleux, rempli de pirates, de fées,  d’indiens. Pas du tout ! L’oeuvre de Barrie est totalement différente. Disney a vraiment modifié l’histoire pour la rendre toute belle, toute douce, toute innocente… En fait, ils ont arnaqué tous les enfants du monde. Quand j’ai lu ce livre, c’est une partie de mon enfance qui s’est effondrée. J’ai failli pleuré… Finalement, je suis resté digne !

Peter Pan pour ceux qui serait nés dans une grotte, c’est un petit garçon qui ne veut pas grandir. Il vit au pays imaginaire avec d’autres petits garçons, les Enfants Perdus. Ces derniers auraient été récupérés par Peter alors qu’ils étaient « tombés du berceau ». Sont-ils morts ? Est-ce juste une phrase sans prétention de l’auteur ? Je vous laisse faire votre propre choix. Mais le côté glauque du livre commence bien avant. Dès le début, on voit que les parents de Wendy ont peu d’argent et que les enfants ne sont pas forcément désirés. En outre, Peter Pan vient enlever Wendy parce qu’il a besoin d’une « mère » pour faire le ménage et border les Enfants Perdus… En réalité, Peter est un grand misogyne ! Cela lui vient du fait qu’il s’est fait abandonné comme un mal propre par sa mère quand il était tout petit.

Nonobstant, ce n’est pas son seul petit défaut. Cet enfant, en plus d’être misogyne, est un énorme psychopathe. Il sourit quand il est sur le point de tuer des pirates. Ses amis ont peur de lui quand il se retrouve dans cet état. Il prend plaisir à faire du mal aux adultes. En outre, c’est aussi un dictateur. Il dirige les autres enfants d’une poigne de fer. Ils doivent même l’appeler « Père ». On s’attache à Peter malgré le fait qu’il devienne parfois agaçant. C’est une des qualités de l’auteur. On s’accroche aux personnages même si ce sont les méchants. Le Capitaine Crochet peut paraître infâme, mais on s’aperçoit vite que c’est un homme qui souffre. Il se sent très seul parmi ses acolytes.  On ressent presque de la peine pour lui. Autre personnage très seul et mal dans sa peau, la fée Clochette qui essaye à plusieurs reprises de tuer Wendy.

On est presque triste à la fin du livre. J’ai pris une grande claque par rapport au dessin animé. L’univers décrit par Barrie est rempli de poésie, de magie. Les personnages sont attachants, attendrissants. Un livre à lire si l’on veut se mettre à rêver d’ailleurs.

NOTE :  8,5/10

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